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	<description>cheap canned food</description>
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		<title>8 :: la douce respiration du poignard</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 12:47:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Un souffle bruyant m’arrache à la contemplation, l’orage tremble dans mes visions. Je défais les nœuds de mes pompes et pose ce qu’il faut dedans. Dehors, Zarathoustra se les gèle. Scotché sur les mots, je traîne comme un marbre sur les sachets, assis à moitié fou à moitié contracté par l’envie de chier. Tirant la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=80&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un souffle bruyant m’arrache à la contemplation, l’orage tremble dans mes visions. Je défais les nœuds de mes pompes et pose ce qu’il faut dedans. Dehors, Zarathoustra se les gèle. Scotché sur les mots, je traîne comme un marbre sur les sachets, assis à moitié fou à moitié contracté par l’envie de chier.</p>
<p>Tirant la chasse, j’imagine le prophète transpirant sous la glace pilée. Deux minutes après je sortais, parapluie géant déployé contre méchant intempérie.</p>
<p>Zarathoustra tournait, tournait, tournait, et il ne pouvait que tourner et tourner et me retourner la tête, faisant des nœuds, des ronds, des cercles, d’infinis mouvements cycliques. Je me suis approché avec le toit d’officier à bout de bras, tenant de mon mieux la chaleur près de lui. Zarathoustra puait.</p>
<p>La grêle formait un tasseau dense de malheur autour de ses pieds, mais indolore, il marchait suffoquant sa prêche vers un Dieu mitoyen. </p>
<p>L’orage asséché, je ferme le gâteau noir pour m’asseoir sur le bord du quai, l’aruspice tournait encore dans la plus muette assomption.</p>
<p>Le froid engage mes yeux vers les bateaux qui ne devraient pas sombrer. Ils sont longs et dangereux, mais leur silence m’intéresse et je les regarde dériver sur l’eau imbuvable de la Seine.</p>
<p>Sandrine ne comprendrait pas. Mais Cha avait peut-être raison.</p>
<p>Je me suis levé, rassurant l’idée comme bonne, pour aller téléphoner à la fliquette. Trois teintes, elle décroche. Sa voix m’agace et m’encourage au suicide. Je la rejoins dans quatre heures. Il est 18h30 passé, et j’hésite déjà entre la Forge et l’inquiétude, seul.</p>
<p>Après les brutalités quotidiennes, elle se laisse enfin caresser. Je me confonds sur son ventre et bous une envie d’arracher un morceau de chair. Elle veut allumer une clope, je lance le paquet. Elle rit, se lève, prend la boite-à-merde et sort un étron. L’allumant, elle crève mon intimité, laissant à ma bouche l’envie de lui dire <em>je-te-hais</em>.</p>
<p>- <em>Sandrine, je me casse.</em><br />
- <em>Ok.</em></p>
<p>Le gravier de la cours m’accuse et me torture par vague de cris larges et poignants. Mon humeur lâche ferme mes pas en coupures nettes. J’ai mal aux hanches.</p>
<p>Pourquoi les gens baisent. </p>
<p><em>Plusieurs de ses disciples, après l&#8217;avoir entendu, dirent: Cette parole est dure; qui peut l&#8217;écouter ?</em></p>
<p>Les arbres narguent mieux l’homme que l’homme ne les taille. Leur histoire est suçante, pourvue de branches et d’annexes qui servent obliquement le sacré. Et que de la nature nous ne trouvons d’ignorance ?</p>
<p>Les cailloux devenaient de plus en plus petits dans le monastère de mon crâne, il n’y avait plus assez de corde pour la frappe, ni même assez pour finir le nœud. <em>Les dangers de la vie marine</em>, Jean-Paul Ehrhadt.</p>
<p>Une relation s’empoussière et crève face-terre, une relation ne mène la marche nulle part, une relation, c’est nase.</p>
<p>Ainsi gamin, je parlais marmonnant que ci que ça, mais l’avantage de mes larmes en montre la possession, je voulais m’atténuer en poussin, finir chat sur le corps d’un autre, une chair qui n’avait connu que ma vengeance.</p>
<p>La <em>Forge</em> dormait, seulement quatre tox à l’entrée. Cha dessinait sur la table basse et deux types — de nouveaux clients — finissaient leur tripe sur l’aile gauche. Elle me fit signe d’aller au bar. <em>Je te rejoins</em>.</p>
<p>Ca3(PO4)2. Deux verres encore et mes narines dilatèrent le reste de mon visage bouffi par les larmes. Cha était agacée.</p>
<p>- <em>T’es une vraie gamine, c’est pas possible !</em></p>
<p>Les yeux écarquillés, j’en voulais à Cha d’être tout ce qu’elle ne pouvait pas. </p>
<p>- <em>Faut que t’arrêtes d’être aussi con microbe.</em></p>
<p>Pourquoi Cha souriait.</p>
<p>Ma vue flotta encore un peu, puis je disparus dans la comédie délirée de mon estomac interne. Les pas de Cha résonnaient en eau croupie, soufflant de basses vagues à mes oreilles. </p>
<p>- <em>Et t’inquiète pas microbe, ça va passer.</em></p>
<p>Je sortais de l’océan.</p>
<p>- <em>Hey microbe, j&#8217;ai un truc pour toi. Tu veux voir ?</em></p>
<p>Variablement lucide, j&#8217;hochais une tête toute aussi à-peu-près.</p>
<p>- <em>Regarde derrière toi. Celle avec la petite poupée russe.</em></p>
<p>L’ordre et le miracle. Une signifiance chez les souffrants.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nervousk.wordpress.com/80/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nervousk.wordpress.com/80/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=80&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>7 :: soft triggers on your lips</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 19:07:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous la pleine pluie fine d’un après-midi couchant, Cha se disputait avec l’un de ses ouvriers. L’entrée de la Forge sentant la pisse rance, mes yeux prenaient une coupe fatiguée. Plissant d’effort et d’imagination, je restais méconnaissable à dix mètres. Cha prend la main du type qui commence à crier en larmes. Elle caresse, sert [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=72&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous la pleine pluie fine d’un après-midi couchant, Cha se disputait avec l’un de ses <em>ouvriers</em>. L’entrée de la <em>Forge</em> sentant la pisse rance, mes yeux prenaient une coupe fatiguée. Plissant d’effort et d’imagination, je restais méconnaissable à dix mètres.</p>
<p>Cha prend la main du type qui commence à crier en larmes. Elle caresse, sert fort dans ses bras le brave baveux qui tremble. Je trouve cette scène triste par ses répétitions. </p>
<p>Remontant ma veste sur la tête, je vois Cha entrer dans la <em>Forge</em> laissant le camé tremper dans sa peur. Il tourne sur place, lançant des <em>Merde ! Merde ! Merde !</em> qui se reproduisent sans nuance. Ma patience — toute différente — se confond avec la curiosité perverse d’attendre la suite. Elle se présente souvent et d’une même forme.</p>
<p>Au moment où j’entends éternuer, son dos fragile, essuyé par la pluie et le cuir noir, fait face à deux sombres tox qui sortent de la <em>Forge</em>, dodelinant dans leur démarche d’assassin. Le gigot s’arrête dans ses mouvements de petite fille et tourne un regard en chiasse vers les deux ombres mouillées qui s’approchent penauds de sa gueule.</p>
<p>Je déteste les supplications, et ceux du morveux m’arrachaient un soupir. Le duo macabre et souriant traine le lâche vers un-coin-sombre et ferme efficacement la nauséeuse crème de prière à coups de lame.</p>
<p>On se croise, ils me saluent avec le même sourire que les enfants dopés par le sucre et préviennent Cha d’un signe de tête. Tout-est-en-ordre.</p>
<p>L’existence est si segmentée que je m’aperçois souvent de la neige qui s’accumule sur mes épaules. Un tableau blanc avec des personnages blancs, pour niquer les yeux du spectateur. <em>Cherche le chaperon, cherche.</em></p>
<p>Cha était à moitié allongée sur le bar, la mine frite par une variante de la fatigue et de certaines préoccupations. Elle devait maudire quelques uns dans ses pensées.</p>
<p>- <em>Il avait pas payé hein ?</em><br />
- <em>Exactement microbe. Mais là c’est…laisse tomber.</em><br />
- <em>Ok.</em></p>
<p>Je me casse du bar et m’installe dans l’angle du sofa, enlève mes pompes et me cale en lotus, fermé à toute instance de la peur. Cha me rejoint, et se glisse à l’autre bout, laissant toute la partie gauche libre, mais sans invitation.</p>
<p>- <em>Hey microbe !</em></p>
<p>J’ouvre un œil et la regarde du coin. Elle sourit avec des joues mordantes.</p>
<p>- <em>T’as l’air d’avoir la tronche cuite dans du pain de mie, t’as pas eu ta dose de lait ?</em></p>
<p>Elle fait signe à un barman.</p>
<p>- <em>Alors, cette histoire avec cul-moelleux ?</em><br />
- <em>J’aime pas baiser.</em><br />
- <em>C’est sûr que ton premier voyage n’était pas de luxe. Même si moi ça m’aurait plutôt excitée.</em><br />
- <em>C’est pas ça Cha. J’ai rien à faire, juste à attendre d’éjaculer dans ses trous. C’est ça la baise ? Attendre et tout balancer ?</em></p>
<p>Le barman était arrivé avec un grand verre de lait cru, de l’autre il tenait un plat de nouilles pour Cha. </p>
<p>Prenant l’assiette, elle tire l’oreille du percé et lui laisse un mot doux sur les lèvres. Extasié, je regarde la saveur de Cha s’échapper devant moi. </p>
<p>- <em>Je ne sais pas microbe, c’est pas aussi facile de savoir ces trucs-là. Chacun vit le cul et l’amour comme il l’entend.</em><br />
- <em>J’ai pas envie de vivre ça.</em><br />
- <em>Va ailleurs.</em></p>
<p>Mon corps muet traîne l&#8217;idée d&#8217;un bout à l&#8217;autre de la pièce.</p>
<p>- <em>T’es pas obligé de rester avec elle tu sais microbe.</em></p>
<p>C’était le premier titre du journal de la conscience. Je venais d’ouvrir les deux globes qui nouvellement orientés plein sur Cha, demandaient à croire tous les mots.</p>
<p>- <em>Mais avant, reste encore un peu avec elle. Parle un peu. Tu sais les gonzesses, même celles qui se font défoncer le trou vingt-sept fois par jour, elles veulent toutes causer. Parler chez les nanas c’est essentiel.</em></p>
<p>J’hochais la tête tout en avalant le breuvage scintillant.</p>
<p>- <em>C’est comme toi chou, si tu ne bois pas ton verre de lait, t’es pas à fond dans tes bask.</em></p>
<p>Machinalement je commençais à mater mes <em>Coq Sportif</em> laissés à terre. C’était bizarre quand Cha m’appelait autrement que <em>microbe</em>.</p>
<p>- <em>Tu crois que je peux lui péter dessus ?</em></p>
<p>Cha explusa sa soupe de nouilles par les narines entre deux gorgées de rire éclatant.</p>
<p>- <em>Tu vas me faire crever microbe.</em></p>
<p>L’aile droite sale, Cha se séchant glissa jusqu’à l’aile gauche du sofa. Présentant l&#8217;inutile, je me laissais à mon tour couler jusqu’à ses cuisses, lovant mon corps dans le sien. Une nuit brute s’en suivit.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nervousk.wordpress.com/72/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nervousk.wordpress.com/72/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=72&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>6 :: nos connaissances de soufre soluble</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 12:07:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir-là Zarathoustra tournait encore en rond. Je le saluais d’une main amicale tendue vers le ciel, pour indiquer ô combien je tenais à ce qu’il soit là. Tirant sa barbe et fredonnant ses prières muettes, il marchait innocent au regard du froid en des cercles continues et inclassables. La négligence prenait tout entier son [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=64&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir-là Zarathoustra tournait encore en rond. Je le saluais d’une main amicale tendue vers le ciel, pour indiquer ô combien je tenais à ce qu’il soit là. Tirant sa barbe et fredonnant ses prières muettes, il marchait innocent au regard du froid en des cercles continues et inclassables. </p>
<p>La négligence prenait tout entier son corps rongé et gratté par le sale et les maladies. Mais qu’importe à un prophète le détail de son passage ?</p>
<p>En présence rustre et délicate sous la neige d’automne, les arbres entamés par le blanc m’expliquaient pourquoi je venais de faire ça. Pourquoi les gens baisaient.</p>
<p>Cela suffit pour me convaincre d’arrêter mon expédition et de terminer les 30 mètres restant jusqu’au bunker.</p>
<p>Malgré l’absence de pression, j’essayais de garder l’état du sol au possible propre, grattant par-ci par-là les mesures d’impropre dégoûtant. Mes efforts se conjuguaient souvent en échecs, mais avec le temps j’appréciais la présence de mousses et autres plantes adorables. <em>Natural Toxicants in Feeds, Forages, and Poisonous Plants</em>, Peter R. Cheeke.</p>
<p>Simulant le sommeil, j’extasiais ma deuxième expérience minable du sexe made-in-DIY. La femme peut-elle tant prendre part dans la réalisation de ce bestial avortement du sentiment, <em>amoureux</em> ?</p>
<p>Le mot lui-même me déplaisait, j’en pouvais ni jouer sur le sens ni sur le son. Un mot bâtard et escroc.</p>
<p>Finissant sans appétit cette part de repos régulier, j’engageais mes pieds décidés dans les <em>Coq Sportif</em> dont le bleu rafraîchis par la pluie offrait la nuit à bout de bras.</p>
<p>Sinistre et raide dans le cœur, j’enculais cette soirée entamée par la solitude et l’absence de somnolence. Pourvu que je tombe sur un connard.</p>
<p>Les promesses du ciel ont tant d’affection que deux minutes suivent et j’ai mon trou-du-cul à faire frissonner. Je le tabasse en norme et en règle, et laisse finir sa gueule bavante rosée par le sang sur un trottoir mouillé de la place Vendôme, pieuse construction nocturne.</p>
<p>Les seins de cette femme sont énormes. Même gourmand, un homme ne pourrait les avaler. L’absurde de cette sodomie intellectuelle et sentimentale fait qu’en conséquence de vouloir, j’avais offert un sexe brutal et terrifiant à cette pute-à-bière, lors que je voulais juste m’endormir sur le coussin buriné par l’alcool de ses beaux nichons.</p>
<p>La prochaine fois — chaque jour une promesse — je finirais couché sur son cul,  joue contre joue, méditant ma misère sur les lâches nœuds de fumées qu’elle laisse échapper en forme de pet granuleux, une cigarette à la main et l’autre graissant son ventre. Elle attend peut-être un enfant ? L’idée me prend et je gerbe rue Las Cases.</p>
<p>Me remémorant, je cite à voix haute et clarifiée par la gerbe. <em>Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l&#8217;orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde</em>, 1 Jn 2 :16.</p>
<p>Des derniers mois, un oubli sur le bar de la <em>Forge</em>. Le barman m’avait dit que je pouvais garder le papier arraché.</p>
<p>Le type avait choisi ce passage précis, il avait découpé avec toute l’attention qu’il avait dans les couilles pour séparer le blanc du gris. <em>La convoitise des yeux</em>. Une peine aveugle me courbe vers un second rejet de la conscience.</p>
<p>Elle n’aura pas d’enfant.</p>
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		<title>5 :: cabbage soup</title>
		<link>http://nervousk.wordpress.com/2008/12/29/5-cabbage-soup/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 20:33:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Je tourne et retourne le papier mâché par l&#8217;agonie. Et si elle me reconnait pas ? Le fait que Cha ne soit pas encore là devenait une inquiétante désolation. Les barmans étaient ce soir-là déguisés à thème. Princes et princesses. Les junkies n&#8217;étaient pas à faire ce genre de soupe, alors je mettais mes introspections [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=57&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je tourne et retourne le papier mâché par l&#8217;agonie. Et si elle me reconnait pas ?</p>
<p>Le fait que Cha ne soit pas encore là devenait une inquiétante désolation.</p>
<p>Les barmans étaient ce soir-là déguisés à thème. <em>Princes et princesses</em>. Les junkies n&#8217;étaient pas à faire ce genre de soupe, alors je mettais mes introspections sur le compte des nouveaux membres.</p>
<p>Décousu, ma bouche pâteuse visait une mécanique ouverture-fermeture aléatoire et combinée aux mouvements des yeux. Cha venait d&#8217;arriver.</p>
<p>- <em>Eh microbe !</em></p>
<p>C&#8217;était un talent que de ne pas m&#8217;énerver.</p>
<p>- <em>Salut Cha.</em></p>
<p>La déviance visuelle me déroutait et fournissait la gerbe suffisante pour que j&#8217;accepte de ne pas me lever. Toujours accroché dans le calme coin de mon espace privé — on en avait tous un petit à la <em>Forge</em>.</p>
<p>- <em>T&#8217;as pas eu ta dose de lait microbe ?</em></p>
<p>Cha gouvernait mon corps ramassé en miette avec le sien plus en chair, plantée les jambes écartées et les mains sur les hanches devant mon appétit social.</p>
<p>- <em>J&#8217;ai pas eu ma paye.</em></p>
<p>Elle savait que je disais ça pour me faire prendre sur son territoire.</p>
<p>- <em>Ok, ok, j&#8217;ai pigé, viens.</em></p>
<p>Le coin de Cha était fourré de coussins et de meubles bas. Ça sentait aléatoirement l&#8217;encens et la cannelle. Mais surtout, Cha fournissait le stock de lait à la <em>Forge</em>.</p>
<p>Roulé en boule sur les cuisses de Cha, je pleurais doucement, un verre de lait à moitié terminé sur la table.</p>
<p>- <em>Shhhh&#8230;shhh&#8230;</em></p>
<p>De l&#8217;une caressant ma nuque et de l&#8217;autre bouclant le rose des siens, elle patientait avec amour que s&#8217;achève mon agonie triste et en silence.</p>
<p>- <em>C&#8217;était horrible Cha.</em><br />
- <em>Je sais microbe, je sais.</em><br />
- <em>Pourquoi les gens font ça ?</em><br />
- <em>Parce que ça leur fait plaisir ?</em></p>
<p>L&#8217;évidence de la question m&#8217;asphyxia.</p>
<p>Le plus terrible passe alors que reste l&#8217;abominable dans le soufre du cœur, un acide impalpable qui ronge et pardonne nos faiblesses jusqu&#8217;à l&#8217;absolution ou l&#8217;anéanti.</p>
<p>Cha parlait maintenant avec des gens venus la voir, leur fournissant ce qu&#8217;il fallait d&#8217;<em>oxygène</em> et de <em>calmant</em>. Elle fixe l&#8217;affaire avec un dernier client et revient vers mon cadavre avec un souriant, exposant un baiser sur mon front.</p>
<p>- <em>Dis Cha, si je prenais un de ces&#8230;</em><br />
- <em>Tu touches à ça, je te butte.</em><br />
- <em>Pourtant, ça a l&#8217;air d&#8217;aider tes clients, non ?</em><br />
- <em>C&#8217;est de la merde tout ça, t&#8217;entends ? De la merde. Si je te chope avec un smarties, je te fais la peau microbe.</em></p>
<p>Cha rouge m&#8217;explique que son commerce est une atteinte à la vie. J&#8217;acquiesce et cherche ailleurs mon remède. Me levant pour partir, Cha m&#8217;attrape le bras et me glisse un mot dans l&#8217;oreille.</p>
<p>- <em>Dans une semaine je t&#8217;amène un cadeau. T&#8217;oublieras tout ça.</em></p>
<p>Vide, je pars vers mon coin, titubant le verre de lait à la main. </p>
<p>Après tout, tant qu&#8217;on peut boire du lait cru, bio, frais de ce matin.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nervousk.wordpress.com/57/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nervousk.wordpress.com/57/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=57&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>4 :: dans le dortoir sensible de notre chair</title>
		<link>http://nervousk.wordpress.com/2008/12/29/4-dans-le-dortoir-sensible-de-notre-chair/</link>
		<comments>http://nervousk.wordpress.com/2008/12/29/4-dans-le-dortoir-sensible-de-notre-chair/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 00:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Sauf erreur, la mémoire a une fonction dépressive, contentant sa première occupation à nous maudire les jours neufs sous prétexte de merde que, avant, c&#8217;était vraiment mieux. Tout est une question d&#8217;esthétique. Pesant grave le pour et le contre de m&#8217;occuper à chercher de quoi me nourrir encore quelques jours, j&#8217;accentuais la solitude du plafond [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=35&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sauf erreur, la mémoire a une fonction dépressive, contentant sa première occupation à nous maudire les jours neufs sous prétexte de merde que, avant, c&#8217;était vraiment mieux. Tout est une question d&#8217;esthétique.</p>
<p>Pesant grave le pour et le contre de m&#8217;occuper à chercher de quoi me nourrir encore quelques jours, j&#8217;accentuais la solitude du plafond à l&#8217;aide de pâtes-à-fixe en forme de cœur.</p>
<p>Reniflant une dernière fois la larme d&#8217;avant-garde, c&#8217;était décidé.</p>
<p><em>Je vais en terre bourgeoise</em>.</p>
<p>Arrivé frais à Malakoff, je guette toute nourriture possible. Le soir ne tarde pas.</p>
<p>Deux niques-ta-mère en chaussures bleues à tâches blanches accostaient une pute-à-frange régulière. Je m&#8217;approche, me dépose tranquillement sur le mur alors que l&#8217;un des branles-merde sort sa bite et la braque vers les larmes de la gamine qui tronche une sale gueule. La technique du me-tue-pas-je-suce allait être interrompu par une non-divine vengeance toute non-céleste.</p>
<p>J&#8217;agrippe le spectateur, l&#8217;étrangle rapidement en prenant soin d&#8217;écraser un maximum la gorge pour que la merde ne beugle pas. La nana se pisse dessus et, ratant sûrement un pet, ajoute un trait dramatique en se chiant dessus. L&#8217;odeur est tellement rapide à m&#8217;écœurer que je pense à choper un de ces déodorants maison pour la prochaine routine.</p>
<p>L&#8217;autre suceur-de-vie reste ahuri, scotché sur son pote qui vient d&#8217;abandonner la partie vers d&#8217;autres altitudes infernales — j&#8217;ai toujours supposé que les méchants allaient en enfer.</p>
<p>Le mec hésite, regarde son couteau sans comprendre ce qui se passe alors que j&#8217;avance lentement vers lui, une vraie promenade dans le parc de la découverte. <em>Zen in the Martial Arts</em>, Joe Hyams.</p>
<p><em>Va te faire mettre, enculé !</em>. Lui-même est surpris par le ridicule de sa phrase, mais trop tard, il gerbe sur ses pompes, mon poing revenu du plexus retourne vers le cou. Sans regarder la fille je m&#8217;accroupis au-dessus du nique-ta-mère qui suffoque, et, prenant son couteau avec un mouchoir préparé d&#8217;avance, plonge la lame dans un creux agréable. </p>
<p>Le couillon laisse échapper un soupir d&#8217;adieu-monde-cruel et s&#8217;en va rejoindre le premier registre de la mort.</p>
<p>Je tapote sur la joue de la gamine qui tremble puis vomit droit sur le type croupissant. Pendant qu&#8217;elle finit son lavage d&#8217;estomac, je ramasse sur les cadavres mes pièces d&#8217;or en vue d&#8217;un superbe achat de cinq paquets de P.Q, sans compter les tisanes aux fruits et baies rouges. </p>
<p>Loin du précédent fossé, je compte la cagnotte, estimant le tout à 130€. Pauvres niques-ta-mère.</p>
<p>C&#8217;est à peu près là que ma gueule sentit l&#8217;asphalte. Règle sans nombre.</p>
<p><em>Ne jamais compter son argent en pleine rue</em>. </p>
<p><em>Bouge pas mon mignon</em>. Comme si les mecs qui viennent de se faire assommer par derrière — vile créature — peuvent vraiment faire quelque chose.</p>
<p>Les dernières pensées furent dirigées vers un parfum camarade, un prenant féminin qui travaille de la bite aux couilles. J&#8217;étais un futon sur ses épaules que je sentais puissamment droites.</p>
<p>Ma vision retenait l&#8217;essentiel. Le sol est droit, sombre, et les pas de la fliquette déhanchent un sacré beau cul. Pulpeux et rebondi, je me laissais bercer dessus.</p>
<p>Non pas que j&#8217;avais une quelconque habitude avec les habillés-bleu, mais toute rencontre avec les agents-de-la-correction s&#8217;était achevée par un <em>merci et au-revoir</em> galant.</p>
<p>Je me fais jeter dans la bagnole, le champignon pousse et je m&#8217;évanouis. Trente secondes plus tard — si l&#8217;effet chronomètre de ma mémoire marche — je suis à poil sur son lit pendant qu&#8217;elle gratte son corps sur mon arme-à-feu tendre.</p>
<p>L&#8217;effet mécanique du retour à la réalité égalise ma conscience à la merde courante. Je suis écrasé contre un grillage pendant qu&#8217;elle me viole.</p>
<p>À chaque mouvement une douleur cuisante me vient d&#8217;en bas et me laisse transpirant. Je n’ai jamais pensé qu&#8217;une première fois serait aussi sombre, si même qu&#8217;il y avait une première fois. Elle m&#8217;attrape à la gorge et transperce ma bouche avec une langue sale et goudronnée par l&#8217;alcool. Je pleure alors qu&#8217;éjaculant je remarque qu&#8217;elle venait de jouir.</p>
<p><em>Hey, ça va ? Tu veux que je te ramène chez toi ?</em>. Accroupi, la tête entre les jambes, je chialais comme une merde sans sous-sol, touchant la paroi du dernier spectacle de la misère. Elle me caresse le reste de cheveux que je n&#8217;avais pas encore taillé, fumant de l&#8217;autre une clope amère.</p>
<p>Je finis par faire un oui-de-la-tête. Elle me dépose à Concorde et, reprenant son chemin, me tend un papier dégueulasse avec un numéro. <em>Appelle-moi si t&#8217;as envie de baiser</em>.</p>
<p>Glacé, je prends le papier, le mets dans une poche et reste à pleurer pendant que la bagnole dégage vers un chez-soi lointain.</p>
<p>Un sprint manuel forme une cascade d&#8217;alternatives dont les plus juteuses, en tête de liste, forment le suicide dans un lac, la noyade mais avec l&#8217;option de la Seine et une ultime tentative par autosuggestion.</p>
<p>Soumis à la régulation du sommeil et à son quotient narratif, je rentre en forme de brique dans mon bunker et m&#8217;allonge en forme d&#8217;étoile sur le sol parfaitement poussiéreux, heureux de me laisser mourir.</p>
<p>Les cœurs en plastique chantent et tombent mates sans fréquence. Mes yeux gonflent l’amertume et le froid en quelques creusets humides, et lors je pense. </p>
<p>Elle a un joli sourire.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nervousk.wordpress.com/35/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nervousk.wordpress.com/35/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=35&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>3 :: inner hand</title>
		<link>http://nervousk.wordpress.com/2008/12/28/3-inner-hand/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Dec 2008 00:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Vomissant par à-coups, sans succès et secousses, je garantissais mon appartenance à ce monde. Le manque pour un chacal en termes de nourriture se marque par des traits nauséeux, plein de violettes teintes irresponsables. Un junky ne vomit pas comme un nerveux natif. Il vomit sur ses chaussures. Quittant mes pompes grisées par la poussière, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=23&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vomissant par à-coups, sans succès et secousses, je garantissais mon appartenance à ce monde. </p>
<p>Le manque pour un chacal en termes de nourriture se marque par des traits nauséeux, plein de violettes teintes irresponsables. Un junky ne vomit pas comme un nerveux natif. Il vomit sur ses chaussures.</p>
<p>Quittant mes pompes grisées par la poussière, mes yeux plongent et ressortent de l&#8217;environnement noir paré de jaune abruti. La <em>Forge</em> n&#8217;est pas un café. Les services spéciaux doivent considérer le lieu comme communautaire et attitré aux junkies, mais, il est certains paradis qui savent pardonner à leurs hôtes leur penchant pour le misérable.</p>
<p>L&#8217;ancien hangar stationné à côté d&#8217;un quai parisien suffisait à me donner l&#8217;idée du besoin social. Personne ne frappait jamais personne. Une sorte de logique de terre sainte.</p>
<p>Quatre allumés et leur boss, un achevé, gardaient l&#8217;entrée. Mon passage ne souleva ni poussière ni même leur voix. Je suis venu prendre quelques nouvelles de Cha avant de rentrer dormir.</p>
<p>Dans la <em>Forge</em> il y a de tout. Des sdf, des junkies, des <em>artistes</em> — ne contrarions pas leur jeunesse — perdus dans le dédale de leur médiocre faculté, et tout ce qui peut avoir un air misérable. Le signe, la patte blanche c&#8217;est exactement ça. T&#8217;as une gueule de merde, bouffé par un addictif quelconque, tu as été fraichement battu, violé, exposé à la connerie de ton suicidé ? Tu es le bienvenu.</p>
<p>À l&#8217;intérieur du hangar des bidons brûlaient dans leur ventre toutes sortes de matières aux fumées âcres sans pour autant laisser une seule épaisseur changer le fond aérien. <em>Flammable and Combustible Liquids Code Handbook</em>, Martin F. Henry.</p>
<p>L&#8217;habitude tisse un certain confort, et du confort naissent les irritantes complaisances. Je m&#8217;asseyais toujours au même endroit, là où les chiens ne dorment pas. Je déteste les clébards et plus généralement ce qui peut laisser des poils. Mais ici on n&#8217;enfourche personne, pas même les chiens, surtout pas les chiens.</p>
<p>Ce soir-là, une musique électro à base de bruits et fond sonore plafonnait mon entretien avec le mur, une mélodie bas de gamme croisée à un maestro du dernier étage. Musique de merde.</p>
<p>Les divers petits groupes humains — qui auraient pu former de petites diverses torches humaines — se contentaient comme à chaque fois de discussions pavées de rires, gras et vicieux.</p>
<p>Cha n&#8217;était pas encore arrivée pendant que je fixais l&#8217;un des barmans occupé à recoudre le bras d&#8217;un type — tout indiquait qu’il s’était fait fraichement défoncer. <em>Inside outside, two parallels</em>. C&#8217;était l&#8217;écriteau mal dessiné en grosses lettres au-dessus du bar. Pourtant il résume la simple compilation de la <em>Forge</em>. Tant que t&#8217;es dedans, tu ne meurs pas.</p>
<p>Quatre euros vingt, c&#8217;est tout ce que j&#8217;ai. Je me dirige vers le barman qui finit son dernier coup d&#8217;aiguille et pendant qu&#8217;il arrache le fil sur les beuglements plaintifs du patient, je me penche au-dessus du bar pour saisir un verre et laisse échapper un pet innocent. Personne ne rit.</p>
<p>Je pose deux euros en pièces de un et commence à remplir le verre avec du lait cru. <em>T&#8217;as le droit à une boisson pour ça</em>. Je replonge ma main à la recherche de sa satisfaction. Trois euros pour du lait cru, bio, frais de ce matin. Les trois pièces auraient pu m&#8217;offrir <em>trois tickets</em> pour un paradis de fièvre. Ce qui nous amène à voir en produit de luxe la nourriture chez les junkies. </p>
<p>Finissant mon lait depuis ma place, je regardais avidement les trois mandarines posées derrière le comptoir, à côté d&#8217;une pleine bouteille de whisky. Je manquais de P.Q et trois mandarines à un euro c&#8217;était hors prétention salariale. Je suis donc retourné m&#8217;assoir contre un mur étrangement blanc pour la saison.</p>
<p>Cha n’était toujours pas là.</p>
<p>Cette phrase finit par perturber la dernière somme de solitude qui me restait, et perdant toute lucidité, je quittai la <em>Forge</em> pour mon hangar propre et ses sachets de baies froids.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nervousk.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nervousk.wordpress.com/23/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=23&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>2 :: la servitude de nos robes</title>
		<link>http://nervousk.wordpress.com/2008/12/26/2-la-servitude-de-nos-robes/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Dec 2008 23:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne traînez jamais en bottes. Les bottes sont la preuve même que la femme se considère à l&#8217;égal d&#8217;un chevreuil qui s&#8217;échine à courber la tête ou le cul — en réception à des actes peu courageux masculins. Mes Coq Sportif entassés sur les pieds, je plongeais dans le froid du tunnel — mon étable [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=4&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne traînez jamais en bottes. Les bottes sont la preuve même que la femme se considère à l&#8217;égal d&#8217;un chevreuil qui s&#8217;échine à courber la tête ou le cul — en réception à des actes peu courageux masculins. </p>
<p>Mes <em>Coq Sportif</em> entassés sur les pieds, je plongeais dans le froid du tunnel — mon étable — pendant que Paris brillait comme une pute de mille feux.</p>
<p>Ce tunnel abandonné était ma faction, une nourrice aux cheveux sombres, éclaircis par les teintes de néons jaunies de sale. Les insectes aussi nocturnes soient-ils veillaient à mon confort visuel, se ballotant autour des puits clignotants. Que de longueur ou large, cet abri était une zone privée de ma sépulture, un accès en porte blindée m&#8217;offrait le royaume contre tout terroriste.</p>
<p>Je méditais ma chance sur ce qui supposait faire lit — ou cercueil. Un entassement irrécupérable de sachets usés, quelques dizaines de milliers, ayant coagulé dans une démarche camarade. Mon choix pour une telle piaule tenait du parfum que les sachets <em>Baies et Fruits Rouges</em> conservent après des années de ponction sur ma peau de toutes les sueurs maladives.</p>
<p>Il doit être minuit.</p>
<p>Concorde m&#8217;appartient, c&#8217;est la seule séance valable qui tourne dans ma tête. J&#8217;étais resté longtemps dans le tunnel pour savoir ça. </p>
<p>Après une petite course à pied, je sautai dans les Tuileries et laissais mes pieds découvrir le plaisir du gravier solitaire.</p>
<p>Ce soir il n&#8217;y aura pas de violence. C&#8217;est ce que j&#8217;ai dit avant de tabasser le mec. Un sdf. Son regard reste accumulé sur mon visage, regrettant d&#8217;avoir pissé sur un banc. Quelle idée de pisser sur un banc ? Est-ce que je pisse sur ses manches ?</p>
<p>L&#8217;irrécupérable de leur vertu me déchaine. Je continue de frapper l&#8217;esclave de la discorde et tente de trouver un calme ailleurs — je m&#8217;assieds et même dors parfois sur les bancs.</p>
<p>Le côté parasite effrayé ne fait qu&#8217;accentuer les propos de Nietzsche dans ses yeux pissant la haine. Répétant la situation, je traine l&#8217;ordure par les pieds vers l&#8217;une des fontaines. Sans force, le sac se laisse guider jusqu&#8217;à sa dernière bénédiction.</p>
<p>Le calme de ce jardin est une perfection. Le mouvement de quelques vagues pousse avec un mouvement pianoté ces quelques polluants oubliés par les touristes à sa surface et finit par nourrir mon imagination, et lors je me détends sur les derniers râles de la bête écorchée, noyant sa misère dans le fond petit du bassin plus grand.</p>
<p>Il y a derrière chaque gloire un titanesque effort d&#8217;imagination. Je veux dire, n&#8217;est-ce pas ce même vent qui m&#8217;appuie dans les yeux la poussière tous les jours et rendu malade me jette acharné sur les quelques nique-ta-mère qui craignent la solitude ?</p>
<p>Les heures en tranche se séparèrent, et je me retrouvais assis à une certaine place dans le seul café où un lait cru brûlant attendait l&#8217;addition. Quelques pièces sales tiraient de quelques billets sales tombèrent, me rappelant qu&#8217;un travail ouvrier devra renouveler cette affaire.</p>
<p><em>Maqam kourdi</em> suivant <em>Ma dar hosnek bichirine</em> accepta de laisser sur mon oreille une derrière pesée de fatigue. La somme exacte sur la table, je partais avec l&#8217;assurance du silencieux patron qui prenait la sagesse de ne jamais me sourire. On n&#8217;est qu&#8217;aussi agréablement servi dans la solutide.</p>
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		<title>1 :: cheap canned food</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2008 21:57:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nervous.k</dc:creator>
				<category><![CDATA[same food everyday]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que je finissais d&#8217;imprimer la couleur de ma semelle sur la sale gueule du péteux qui avait fourni un Hey ! Fais gaffe connard ! — je lui avais moyennement broyé le pied — l&#8217;idée de lui bruler chacune de ses putains de clope sur la gueule me prit comme un parfum de printemps. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nervousk.wordpress.com&amp;blog=5941954&amp;post=3&amp;subd=nervousk&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que je finissais d&#8217;imprimer la couleur de ma semelle sur la sale gueule du péteux qui avait fourni un <em>Hey ! Fais gaffe connard !</em> — je lui avais moyennement broyé le pied — l&#8217;idée de lui bruler chacune de ses putains de clope sur la gueule me prit comme un parfum de printemps. Mais le temps de chercher tout ça, j&#8217;aurais déjà dégorgé le type.</p>
<p>Pas le temps, je cours, je grimpe ces escaliers qui sentent la pisse comme je sens le 100% coton lavé machine. Derrière-moi le mec hurle, râle, crache le sang par une bouche aussi dégueulasse que sa manière d&#8217;aspirer la fumée.</p>
<p>Les fumeurs, ça me rend nerveux.</p>
<p>Arrivé à la sortie, deux putes d&#8217;âge moyen 12 ans me prêtent un regard de merde, je les tabasse de deux bons coups de pompe. Encore du tatouage gratos.</p>
<p>L&#8217;air creux et fatigué de Paris me fait penser que si c&#8217;était une pute elle pourrait péter qu&#8217;on sentirait rien. L&#8217;idée me fait vaguement sourire pendant que j&#8217;essuie le sang et la gerbe des deux gamines sur un vieux <em>Metro</em> déchiqueté. Mon regard se pose sur le titre pleine page, encore des grèves. <em>Bande de trous du cul</em>. C&#8217;est ce que doit penser la majorité des travailleurs à qui les grévistes pourrissent la vie. Pour moi c&#8217;est pareil, ça se tabasse avec la même hargne.</p>
<p>Plus loin Concorde. La nuit a une certaine classe dans ce quartier, le manque de nauséeux, tout ça.</p>
<p>DOM. <em>Damaged Old Woman</em>. La même remarque suit la traînée que laissent les vieilles. Cet arrosé de nécrose mêlé à un organisme pourrissant, intérieur, vicieux et âcre. Un excellent carburant je suppose. <em>Combustibles gazeux, Utilisation et combustibilité des gaz</em>, Yves Deschamps.</p>
<p>Les lumières jaune-pisse arrivent presque à me détendre alors qu&#8217;un couple marche devant moi et glousse pour mon plus entier déplaisir. J&#8217;hurle, chope la salope par les cheveux, et pendant que j&#8217;arrache les cheveux de la blonde trempée de maquillage haut de gamme, le type se pisse dessus et pleure. </p>
<p>Avec détente j&#8217;achève les lumières sur leurs yeux laqués par la peur et rentre me coucher.</p>
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